Le vermicompost, la solution pour les urbains !
Par Pascale Bonnamour, vendredi 29 juin 2007 à 13:24 :: Maison :: #26 :: rss
Confectionnez votre compost d'intérieur, en deux temps trois mouvements. Vous serez séduit par son impressionnante efficacité. Précisions.
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©noircoquelicot
Le vermicompost : une solution individuelle
Parfois, l’implantation d’un compost extérieur n’est tout simplement pas possible faute de place à l’extérieur. La solution : le vermicompost. Comme pour le compost extérieur, on peut acheter ou se confectionner soi-même un bac à vers dont les habitants seront capables de digérer les déchets de cuisine, et cela sans odeur, en occupant un minimum de place dans une cuisine, tout en produisant un excellent compost ainsi qu’un engrais liquide naturel.
Le principe est simple. Il faut disposer d’un récipient à étages (des bois encastrables peuvent très bien faire l’affaire). Le bac du bas devant être perméable et munis d’un petit robinet afin de récupérer le jus ; les bacs supérieurs, percés de petits trous dans le fond, laissent couler le jus et permettent également le déplacement des vers d’un bac à l’autre.
Lorsque le contenu d’un bac est entièrement transformé en compost, les vers vont se déplacer naturellement vers un autre bac, permettant ainsi de récupérer le compost. Ne pas oublier de surmonter le bac supérieur par un couvercle, sans ça, les vers pourraient être tentés de visiter toute la cuisine, mais comme ils préfèrent l’obscurité, si le bac supérieur est bien fermé, ils ne tenteront pas de sortir, appréciant le confort de ce frigo obscure !
Pour se procurer ces vers, dont le nom scientifique est Eisenia foetida et Eisenia andrei ressemblent à des vers de terre en plus petits. Voraces, ils mangent quotidiennement l’équivalent de leur poids en déchets organiques ! On peut se les procurer chez un autre vermicomposteur, dans un tas de compost en maturation ou dans les commerces spécialisés (pour les trouver dans le commerce, il faut encore être persévérant). Mais une fois trouvés, ces petits animaux malins sont d’une efficacité incroyable si toutes les précautions sont prises bien entendu.
D’abord la température : le vermicompost doit être placé dans un endroit où la température est comprise entre 15 et 25°C. S’il a trop chaud ou trop froid, le ver peut mourir, sinon, c’est son cycle de reproduction qui en pâti : à 10°C, il lui faudra 6 mois pour passer du cocon à sa taille adulte alors qu’à 25°C, deux mois suffiront !
Une fois acclimatés à leur nouveau lieu de vie, les vers font tout le travail d’aération en creusant des galeries, et l’humidité de déchets suffit en général. Il peut toutefois être utile de planter un bâton le long des parois du vermicomposteur. Concernant l’humidité, les déchets de cuisine contiennent en moyenne 85 % d’eau, il n’est en principe pas utile d’humidifier le vermicompost. L’humidité idéale correspond à une éponge essorée.
La mise en œuvre du vermicompostage peut rebuter, mais son efficacité est impressionnante
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Les vers ont besoin d’une litière constituée de terreau, de petits morceaux de paille, de feuilles d’arbres, de papier journal, qu’ils vont manger petit à petit. Il faut faire tremper cette litière dans de l’eau (environ trois fois le poids de la litière en eau), puis ajouter un peu de terre.
Une fois la litière prête, une couche de 10 à 15 centimètres de litière humide peut être installée dans le récipient du bas avant d’y introduire les vers (500 grammes de vers environ). Après un temps d’acclimatation de deux semaines, le vermicomposteur est prêt à recevoir les déchets de cuisine. Au début, il faut prendre quelques précautions ! Les déchets trop gros ne sont pas conseillés, il faut donc les couper en petits morceaux et les enfouir dans la litière afin que tout soit recouvert de litière. Une couche supplémentaire de litière peut être ajoutée de temps en temps.
Et voilà , au bout de trois mois, si les conditions sont optimums, les déchets sont transformés en vermicompost riches en éléments nutritifs pour les plantes d’intérieur. Le liquide excédentaire pourra être dilué à 10 %, et utiliser comme engrais pour les plantes.
Pour le vermicompostage, le Québec est encore en avance en proposant des séances de formation, animées par des agronomes expérimentés, afin de présenter les différentes techniques pour fabriquer son propre compost dans un appartement. Mais rien d’étonnant, la Communauté métropolitaine de Québec, rive nord, vise d’ici 2008, à ce que 60 % des matières résiduelles du secteur résidentiel prennent la route de la récupération plutôt que celle de l’incinérateur !
A quand le même projet à Lyon, à Paris ou à Marseille ?
Ingrid Arnoux
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Commentaires
1. Le vendredi 29 juin 2007 à 14:27, par Nicoboy
2. Le mercredi 4 juillet 2007 à 12:59, par Vincent
3. Le mercredi 4 juillet 2007 à 17:50, par Virginie
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