Vous tremblez à l'idée de vous retrouver nez à nez avec un requin. Mais rassurez-vous, toutes les espèces ne sont pas dangereuses pour l'homme. On serait même tenté de se demander quelle créature de l'homme et du requin est la plus cruelle si l'on considère la pratique du "finning" qui consiste à pêcher le requin et à lui sectionner ses ailerons avant de le rejeter à la mer. On imagine la suite .... Bon nombre d'asiatiques raffolent en effet de la soupe d'ailerons et c'est un met considéré comme particulièrement raffiné.

Par ailleurs, il est important de savoir que le requin-taupe, qui figure parmi les espèces les plus menacées, est commercialisé en tranches sous le nom de "veau de mer". Quant à la petite roussette, l'émissole ou l'aiguillat (espèce en danger d'extinction), ils sont vendus sous le nom de saumonette.

Bref, votre poissonnier est un as de la dénomination marketing et de la dissimulation en matière de respect de la biodiversité.

Dieu merci, plusieurs associations veillent et multiplient les initiatives afin de préserver les requins : Saving sharks ou l'ONG Shark trust, par exemple.

Et comme le souligne une amie plongeuse de talent "la meilleure façon de contribuer à sauver les requins, c'est de plonger avec eux : plus le tourisme généré par les requins rapportera de l'argent aux pays dans lesquels vous irez, plus ces pays seront sensibilisés à l'intérêt de les sauvegarder !".

Si vous n'êtes pas un adepte de la plongée en compagnie des requins, vous pouvez toujours opter pour le boycott de la saumonette et du veau de mer dans votre assiette.