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Article complet
Triste constat pour le président du Brésil Ignacio Lula : le déboisement par brûlis de l'Amazonie se poursuit depuis trente ans. Et chaque km2 de forêt qui disparait engendre 22 000 tonnes de CO2...
Au Brésil, 13 ministres sont toutefois à pied d'oeuvre pour lutter contre la déforestation de la forêt tropicale mais ceux-ci ont du mal à faire entendre leur voix face aux enjeux de la croissance économique. Car ici et là fleurissent les projets de construction de centrales hydroélectriques et de routes, contribuant à la disparition de la végétation de la plus grande forêt tropicale de la planète. Sur un territoire qui couvre 5 millions de km2 et abrite 22 millions de personnes, de nombreux maires ferment les yeux sur les destructions illégales de la forêt de leurs administrés. Le plus grand poumon vert de la planète est de plus en plus l'objet de toutes les attentions alors que le réchauffement climatique est désormais une réalité avérée. Et le président Lula qui vient de déclarer une "déforestation zéro" de l'Amazonie l'a bien compris. Mais il devra jouer les apprentis sorciers pour concilier la préservation de la forêt et le développement de la croissance du Brésil.
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