Selon de nombreuses études, les biocarburants ne procurent aucune amélioration sur l’environnement. Au contraire, ils ont un impact assez néfaste sur l’écologie et l’économie. Jusqu’à maintenant, l’énergie fossile occupe la plus grande partie des consommations énergétiques des pays industrialisés. Cependant, ils sont responsables des émissions à effet de serre qui sont très nocives pour l’ozone. Ils favorisent le réchauffement climatique d’où l’envie de se tourner les biocarburants.

Biocarburant : qu’en est-il en réalité ?

Le biocarburant est issu des biomasses, qui sont des matériaux organiques non fossiles. Ce type de carburant permet se divise en deux filières bien distinctes : filière alcool (obtenu à partir de l’amidon ou de lignine hydrolysée) et la filière huile. Recourir au biocarburant permet de minimiser l’utilisation de l’énergie fossile ainsi que la diffusion de dioxyde de carbone anthropique dans l’environnement. L’utilisation du biocarburant favorise également l’expansion de l’agriculture, alors que cela favorise les changements environnementaux et la disparition de la biodiversité.

Le biocarburant face à l’émission de gaz à effet de serre

Une grande partie des espèces qui dépendent des forêts tropicales. La forêt tropicale est très importante pour l’équilibre de l’écosystème. Elle absorbe plus de 46 % des hydroxydes de carbone présent dans l’atmosphère. Cependant, la déforestation favorise plus de 25 % des émissions de carbone et des gaz à effet de serre dans l’ozone, alors que le biocarburant exige l’extension des zones agricoles, en d’autres termes, l’abattage des arbres de la forêt. La production d’huile de palme a connu une véritable hausse depuis plusieurs années. L’Inde fournit environ 43 % de la production mondiale et la Malaisie 42 %. Ces deux pays perdent chaque année plus de 2 millions d’hectares de forêt. Plus la demande d’huile de palme augmente, plus l’abattage d’arbre augmente pour favoriser la plantation des palmiers. Différentes études affirment qu’il faudrait au minimum 75 ans pour couvrir les effets des arbres coupés pour les plantations des palmiers. Il faut attendre plus de 600 si l’on souhaite retrouver les tourbières d’origine. Les experts estiment que les performances environnementales des biocarburants ne sont pas meilleures que celles proposées par l’essence.

Quels sont les impacts des biocarburants sur la biodiversité ?

Pour favoriser la production des huiles de palme, il faut convertir des hectares de forêt pour installer les plantations de palmier. Ce qui prive certaines espèces de leurs habitats naturels. Les nouvelles espèces qui les remplacent ne peuvent pas favoriser leur préservation. La production de palme a bien évidemment des impacts considérables sur la flore. Certaines espèces ne peuvent survivre que dans certaines conditions forestières, pourtant la production d’huile de palme les empêche d’en profiter. Le biocarburant appauvrit le sol, ne permettant plus aux autres espèces d’y survivre. Les va-et-vient des véhicules à moteur qui assurent le transport des produits, l’aménagement routier et l’urbanisation de la zone favorisent l’émission des effets de serre, sans oublier que le drainage des plantations a des impacts sur l’écosystème avoisinant la zone de plantation. Les engrais nécessaires pour l’accroissement des palmiers polluent également les cours d’eau qui se trouvent aux alentours.